Me détacher d’un pervers narcissique : je suis sous emprise
Ma protection compte
Votre moment commence ici.
Vous pouvez garder les yeux ouverts, bouger, mettre en pause ou arrêter à tout moment. N’écoutez pas en conduisant.
Connectez-vous pour retrouver cette écoute ou la choisir à 1,99 €.
Le refuge d’Eva Durand.
Voix féminine synthétique validée par Eva · Piano « Almost in F », Kevin MacLeod · CC BY 4.0 · Volume ajusté, extraits et fondus.
Un petit pas,
à votre mesure.
- Sans vous exposer, identifier une personne de confiance et un moyen sûr de la contacter.
- Préparer les démarches avec une association spécialisée ; ne pas imposer une confrontation ou un départ précipité.
- 3919 : écoute et orientation des femmes victimes de violences. 17/112 : urgence ; SMS au 114 si parler est impossible. La sortie rapide n’efface pas l’historique.
À votre rythme.
Toujours.
Cette ressource de bien-être ne remplace pas un soin, une démarche de protection ni les secours. Le refuge n’est pas surveillé en temps réel.
Trouver une aide adaptée ↗« Quitter vite » arrête le son mais n’efface pas les traces de navigation.
Lire les paroles et les repères de cette méditation
Bienvenue dans l’univers d’Eva Durand, le refuge Everymo. Un moment de douceur, à votre rythme.
Cette pause s’adresse aux personnes qui se sentent contrôlées, rabaissées ou menacées dans une relation. Vous n’avez pas besoin de poser un diagnostic sur l’autre personne pour demander de l’aide.
Avant de continuer, vérifiez si écouter ici vous convient. Si quelqu’un vous menace maintenant, cherchez une aide immédiate. En France, appelez le dix-sept ou le cent douze. Si vous ne pouvez pas parler, vous pouvez envoyer un message au cent quatorze.
Vous pouvez quitter cette page à tout moment. Si votre appareil est surveillé, utilisez, quand cela est possible sans augmenter le danger, un appareil plus sûr pour chercher de l’aide.
Si vous choisissez de rester, gardez les yeux ouverts. Regardez la pièce. Trouvez un objet neutre. Vous n’avez pas à revivre une scène ni à fermer les yeux.
Sentez le contact du sol si cela vous convient. Votre respiration peut rester naturelle.
Écoutez cette phrase, sans obligation de la répéter : ce que je ressens mérite d’être entendu.
La violence n’est pas de votre responsabilité. Vous n’avez pas à devenir plus calme, plus patient, ou plus parfait pour mériter le respect.
Peut-être ressentez-vous plusieurs choses à la fois : de l’attachement, de la peur, de la colère, ou du doute. Vous n’avez pas à trancher ces émotions maintenant.
Revenez vers l’objet que vous aviez choisi. Observez sa couleur. Prenez le temps.
Aujourd’hui, le prochain pas peut être de chercher un appui discret : une personne de confiance, une association, ou un professionnel. Il n’est pas nécessaire d’annoncer une décision à la personne qui vous fait peur pendant cette pause.
Vous pouvez demander : j’ai besoin de parler de ma sécurité, sans être jugé.
Les femmes victimes de violences peuvent joindre le trente-neuf, dix-neuf, pour être écoutées et orientées. Ce numéro ne remplace pas les secours.
Choisissez seulement le prochain geste qui vous expose le moins. Vous pouvez arrêter ici. Votre protection compte, même si vous n’êtes pas encore prêt à prendre une grande décision.
Les repères entre les pauses musicales
Nous allons prendre un peu plus de quinze minutes, en alternant ma voix et des temps de piano. Ces silences sont prévus. Vous pouvez les écouter, regarder autour de vous, ou arrêter avant la fin. Il n’y a rien à réussir. Choisissez une position qui vous laisse libre de bouger. Votre respiration peut garder son rythme habituel. Vous n’avez pas besoin de la rendre plus profonde. Si l’attention au corps vous gêne, gardez simplement un objet de la pièce comme point de repère.
Prenons le temps de retrouver quelques repères autour de vous. Sans vous obliger à regarder partout, choisissez une couleur, puis la forme d’un objet. Vous pouvez remarquer si la lumière est forte ou douce. Peut-être entendez-vous un son proche, puis un son plus lointain. Il n’est pas nécessaire de les aimer. Vous pouvez simplement constater qu’ils sont là. Pendant les prochaines notes de piano, laissez votre regard se poser où cela vous convient. Vous pouvez aussi changer de position.
Il arrive que des pensées continuent à défiler pendant une méditation. Cela ne veut pas dire que vous faites mal l’exercice. Vous n’avez pas à obtenir le vide dans votre tête. Si vous le souhaitez, remarquez seulement : une pensée est là. Puis retrouvez un son de piano, une couleur de la pièce, ou le contact d’un appui qui vous convient. Choisissez ce qui vous demande le moins d’effort. La musique va continuer quelques instants. Vous restez libre de poursuivre, ou de vous arrêter.
Quand une relation brouille vos repères, il peut être difficile de savoir à quoi se fier. Vous pouvez commencer par des faits simples : ai-je peur de la réaction de cette personne ? Puis-je dire non sans être menacé ? Mes échanges et mes déplacements sont-ils contrôlés ? Vous n’avez pas à répondre à haute voix, ni à conserver ces réponses sur cet appareil. Ces questions ne posent pas de diagnostic. Elles peuvent vous aider à expliquer ce que vous vivez à un professionnel ou à une association, depuis un moyen de communication qui vous expose le moins.
Nous pouvons maintenant laisser un peu d’espace à ce que vous ressentez, sans chercher à l’expliquer. Rien ne vous oblige à nommer une émotion. Vous pouvez simplement reconnaître : ce moment est comme il est. Si ce qui vient prend trop de place, revenez vers un objet visible et cherchez une présence humaine si vous en avez besoin. La méditation n’est pas une épreuve à supporter. Pour les prochains instants, vous pouvez rester avec le piano, ou écouter les sons de la pièce.
Peut-être qu’un besoin devient un peu plus clair. Un besoin de repos, de présence, de respect, ou de temps. Peut-être qu’aucune réponse ne vient encore. Cela peut attendre. Vous pouvez vous demander : quel geste serait assez petit pour être possible aujourd’hui ? Vous n’avez pas à le faire tout de suite. Il suffit, si vous le souhaitez, de garder cette possibilité à portée de vous. Nous allons laisser de nouveau un temps de musique. Vous pouvez respirer normalement, sans compter.
Nous nous rapprochons de la fin de cette séance. Avant de reprendre votre journée, observez simplement comment vous êtes installé. Vous pouvez regarder la pièce, bouger doucement les doigts, ou étirer les jambes si cela vous convient. Vous n’avez pas besoin de vous sentir différent pour terminer. Choisissez un prochain appui concret : boire un peu, vous reposer, ou parler à une personne. Si vous restez en difficulté, demander de l’aide garde toute sa place.