everymoLE REFUGE D’EVA
Quitter vite
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La douceur de l’eau

Desserrer la culpabilité

Me parler avec plus de douceur

Pardon & culpabilité

Votre moment commence ici.

15 min 41

Vous pouvez garder les yeux ouverts, bouger, mettre en pause ou arrêter à tout moment. N’écoutez pas en conduisant.

Connectez-vous pour retrouver cette écoute ou la choisir à 1,99 €.

Le refuge d’Eva Durand.
Voix féminine synthétique validée par Eva · Piano « Almost in F », Kevin MacLeod · CC BY 4.0 · Volume ajusté, extraits et fondus.

POUR PROLONGER CE MOMENT

Un petit pas,
à votre mesure.

  • Distinguer ce qui dépendait de soi de ce qui appartenait aux autres, avec un professionnel si nécessaire.
  • Remplacer une attaque globale contre soi par une phrase précise et respectueuse.
  • Une réparation éventuelle doit rester sûre. Aucune obligation de recontacter ou de pardonner à un agresseur.
Prendre une respiration ↗
GARDER SES REPÈRES

À votre rythme.
Toujours.

Cette ressource de bien-être ne remplace pas un soin, une démarche de protection ni les secours. Le refuge n’est pas surveillé en temps réel.

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Lire les paroles et les repères de cette méditation

Bienvenue dans l’univers d’Eva Durand, le refuge Everymo. Un moment de douceur, à votre rythme.

Bienvenue dans cette pause. Vous pouvez garder les yeux ouverts, changer de position, ou arrêter. Laissez votre respiration suivre son rythme habituel.

Regardez autour de vous. Remarquez une couleur, puis une forme. Prenez appui sur ce qui est présent, sans retourner dans un souvenir douloureux.

Aujourd’hui, nous ne cherchons pas à effacer ce qui s’est passé. Nous allons seulement essayer de réduire un peu la dureté avec laquelle vous vous parlez.

Si vous avez subi des violences, leur responsabilité appartient à la personne qui les a commises. Vous n’avez pas à vous pardonner d’avoir été victime. Vous n’avez aucune obligation de pardonner à la personne qui vous a fait du mal.

Si vous regrettez une action qui vous appartient, il est possible d’en reconnaître les conséquences sans vous réduire à cette action.

Vous pouvez écouter cette phrase : je peux apprendre sans me détruire.

Il n’est pas nécessaire d’y croire complètement. Vous pouvez seulement la laisser passer, puis revenir à un objet près de vous.

Imaginez, si cela vous convient, les mots sobres et respectueux que vous adresseriez à quelqu’un qui souffre. Pas une excuse automatique. Peut-être simplement : je vois que c’est difficile, et nous pouvons regarder un pas à la fois.

Vous méritez aussi des paroles qui laissent une possibilité d’avancer.

Demandez-vous maintenant : qu’est-ce qui dépend réellement de moi aujourd’hui ? Une réparation possible et sûre. Une limite. Une demande d’aide. Ou le droit de ne pas revenir vers une personne qui vous a blessé.

Vous pouvez mettre l’enregistrement en pause. Vous n’avez aucune décision à prendre dans l’urgence.

Regardez la pièce de nouveau. Bougez les doigts si vous le souhaitez. Pour aujourd’hui, vous pouvez laisser une petite place à cette idée : ma souffrance mérite du soin, et je peux apprendre à me parler autrement.

Les repères entre les pauses musicales

Nous allons prendre un peu plus de quinze minutes, en alternant ma voix et des temps de piano. Ces silences sont prévus. Vous pouvez les écouter, regarder autour de vous, ou arrêter avant la fin. Il n’y a rien à réussir. Choisissez une position qui vous laisse libre de bouger. Votre respiration peut garder son rythme habituel. Vous n’avez pas besoin de la rendre plus profonde. Si l’attention au corps vous gêne, gardez simplement un objet de la pièce comme point de repère.

Prenons le temps de retrouver quelques repères autour de vous. Sans vous obliger à regarder partout, choisissez une couleur, puis la forme d’un objet. Vous pouvez remarquer si la lumière est forte ou douce. Peut-être entendez-vous un son proche, puis un son plus lointain. Il n’est pas nécessaire de les aimer. Vous pouvez simplement constater qu’ils sont là. Pendant les prochaines notes de piano, laissez votre regard se poser où cela vous convient. Vous pouvez aussi changer de position.

Il arrive que des pensées continuent à défiler pendant une méditation. Cela ne veut pas dire que vous faites mal l’exercice. Vous n’avez pas à obtenir le vide dans votre tête. Si vous le souhaitez, remarquez seulement : une pensée est là. Puis retrouvez un son de piano, une couleur de la pièce, ou le contact d’un appui qui vous convient. Choisissez ce qui vous demande le moins d’effort. La musique va continuer quelques instants. Vous restez libre de poursuivre, ou de vous arrêter.

La culpabilité peut mélanger des choses très différentes : une responsabilité réelle, une attente impossible, ou des paroles qu’une autre personne vous a imposées. Vous n’avez pas à démêler tout cela seul pendant une méditation. Vous pouvez simplement demander : est-ce que je me juge avec les informations et les moyens que j’avais réellement à ce moment-là ? Si la question devient trop lourde, laissez-la. Le prochain pas peut être d’en parler avec un professionnel. Vous pouvez chercher de la clarté sans vous condamner, et de la douceur sans nier les faits.

Nous pouvons maintenant laisser un peu d’espace à ce que vous ressentez, sans chercher à l’expliquer. Rien ne vous oblige à nommer une émotion. Vous pouvez simplement reconnaître : ce moment est comme il est. Si ce qui vient prend trop de place, revenez vers un objet visible et cherchez une présence humaine si vous en avez besoin. La méditation n’est pas une épreuve à supporter. Pour les prochains instants, vous pouvez rester avec le piano, ou écouter les sons de la pièce.

Peut-être qu’un besoin devient un peu plus clair. Un besoin de repos, de présence, de respect, ou de temps. Peut-être qu’aucune réponse ne vient encore. Cela peut attendre. Vous pouvez vous demander : quel geste serait assez petit pour être possible aujourd’hui ? Vous n’avez pas à le faire tout de suite. Il suffit, si vous le souhaitez, de garder cette possibilité à portée de vous. Nous allons laisser de nouveau un temps de musique. Vous pouvez respirer normalement, sans compter.

Nous nous rapprochons de la fin de cette séance. Avant de reprendre votre journée, observez simplement comment vous êtes installé. Vous pouvez regarder la pièce, bouger doucement les doigts, ou étirer les jambes si cela vous convient. Vous n’avez pas besoin de vous sentir différent pour terminer. Choisissez un prochain appui concret : boire un peu, vous reposer, ou parler à une personne. Si vous restez en difficulté, demander de l’aide garde toute sa place.