Combattre la dépression
Se soutenir sans se demander de tout résoudre
Votre moment commence ici.
Vous pouvez garder les yeux ouverts, bouger, mettre en pause ou arrêter à tout moment. N’écoutez pas en conduisant.
Connectez-vous pour retrouver cette écoute ou la choisir à 1,99 €.
Le refuge d’Eva Durand.
Voix féminine synthétique validée par Eva · Piano « Almost in F », Kevin MacLeod · CC BY 4.0 · Volume ajusté, extraits et fondus.
Un petit pas,
à votre mesure.
- Si la tristesse, la perte d’intérêt ou l’épuisement persistent, prendre rendez-vous avec un médecin ou un psychologue.
- Choisir une action accessible et demander de l’aide pour la réaliser. Ne pas arrêter un traitement sur la base de cet espace.
- Idées suicidaires ou inquiétude pour un proche : 3114, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7 en France. Danger immédiat : 15 ou 112.
À votre rythme.
Toujours.
Cette ressource de bien-être ne remplace pas un soin, une démarche de protection ni les secours. Le refuge n’est pas surveillé en temps réel.
Trouver une aide adaptée ↗« Quitter vite » arrête le son mais n’efface pas les traces de navigation.
Lire les paroles et les repères de cette méditation
Bienvenue dans l’univers d’Eva Durand, le refuge Everymo. Un moment de douceur, à votre rythme.
Bienvenue. Si tout paraît lourd aujourd’hui, cette pause ne vous demande pas de retrouver le sourire. Elle peut simplement vous accompagner un moment. Elle ne remplace pas une aide médicale ou psychologique.
Si vous craignez de vous faire du mal, ne restez pas avec cet enregistrement seul : contactez maintenant une personne et le trente et un, quatorze, en France. En danger immédiat, appelez le quinze ou le cent douze.
Si vous souhaitez poursuivre, gardez les yeux ouverts ou choisissez ce qui vous convient. Regardez un objet près de vous. Pas besoin de vous concentrer longtemps.
La respiration peut rester comme elle est. Vous pouvez bouger, vous couvrir, ou arrêter.
Peut-être qu’une partie de vous demande beaucoup : il faudrait avancer, il faudrait réussir, il faudrait aller mieux. Pendant cet instant, vous pouvez essayer de poser ces exigences à côté de vous.
Vous traversez quelque chose de difficile. Cela mérite de l’attention et du soutien.
Remarquez un détail de la pièce. La lumière sur un mur. Une couleur. Le bord d’une table. Vous pouvez rester quelques instants avec ce détail, sans rechercher une sensation particulière.
Puis demandez-vous : quelle serait la plus petite aide possible, dans l’heure qui vient ? Boire un peu d’eau. Manger quelque chose de simple. Envoyer un message. Appeler pour un rendez-vous.
Une petite action compte même si elle ne change pas votre humeur immédiatement. Et si aucune action ne paraît possible, demander à quelqu’un de vous accompagner peut être la prochaine étape.
Vous pouvez préparer cette phrase : je traverse un moment difficile, et j’aurais besoin que tu restes avec moi ou que tu m’aides à demander des soins.
Regardez encore autour de vous. Prenez le temps nécessaire. Vous n’avez pas à résoudre toute votre vie aujourd’hui. Pour l’instant, cherchons un prochain appui humain, accessible et concret.
Les repères entre les pauses musicales
Nous allons prendre un peu plus de quinze minutes, en alternant ma voix et des temps de piano. Ces silences sont prévus. Vous pouvez les écouter, regarder autour de vous, ou arrêter avant la fin. Il n’y a rien à réussir. Choisissez une position qui vous laisse libre de bouger. Votre respiration peut garder son rythme habituel. Vous n’avez pas besoin de la rendre plus profonde. Si l’attention au corps vous gêne, gardez simplement un objet de la pièce comme point de repère.
Prenons le temps de retrouver quelques repères autour de vous. Sans vous obliger à regarder partout, choisissez une couleur, puis la forme d’un objet. Vous pouvez remarquer si la lumière est forte ou douce. Peut-être entendez-vous un son proche, puis un son plus lointain. Il n’est pas nécessaire de les aimer. Vous pouvez simplement constater qu’ils sont là. Pendant les prochaines notes de piano, laissez votre regard se poser où cela vous convient. Vous pouvez aussi changer de position.
Il arrive que des pensées continuent à défiler pendant une méditation. Cela ne veut pas dire que vous faites mal l’exercice. Vous n’avez pas à obtenir le vide dans votre tête. Si vous le souhaitez, remarquez seulement : une pensée est là. Puis retrouvez un son de piano, une couleur de la pièce, ou le contact d’un appui qui vous convient. Choisissez ce qui vous demande le moins d’effort. La musique va continuer quelques instants. Vous restez libre de poursuivre, ou de vous arrêter.
Dans un moment dépressif, le temps peut sembler très long. Nous pouvons réduire l’horizon : seulement la prochaine heure, ou seulement les prochaines minutes. Quelle présence pourrait rendre ce moment un peu moins solitaire ? Il peut s’agir d’une personne de confiance, d’un médecin, ou d’un professionnel qui vous accompagne déjà. Vous pouvez préparer un message très court, sans raconter toute votre histoire : cela ne va pas, j’ai besoin de soutien. Si vous craignez de vous faire du mal, interrompez cette écoute et contactez une aide humaine maintenant.
Nous pouvons maintenant laisser un peu d’espace à ce que vous ressentez, sans chercher à l’expliquer. Rien ne vous oblige à nommer une émotion. Vous pouvez simplement reconnaître : ce moment est comme il est. Si ce qui vient prend trop de place, revenez vers un objet visible et cherchez une présence humaine si vous en avez besoin. La méditation n’est pas une épreuve à supporter. Pour les prochains instants, vous pouvez rester avec le piano, ou écouter les sons de la pièce.
Peut-être qu’un besoin devient un peu plus clair. Un besoin de repos, de présence, de respect, ou de temps. Peut-être qu’aucune réponse ne vient encore. Cela peut attendre. Vous pouvez vous demander : quel geste serait assez petit pour être possible aujourd’hui ? Vous n’avez pas à le faire tout de suite. Il suffit, si vous le souhaitez, de garder cette possibilité à portée de vous. Nous allons laisser de nouveau un temps de musique. Vous pouvez respirer normalement, sans compter.
Nous nous rapprochons de la fin de cette séance. Avant de reprendre votre journée, observez simplement comment vous êtes installé. Vous pouvez regarder la pièce, bouger doucement les doigts, ou étirer les jambes si cela vous convient. Vous n’avez pas besoin de vous sentir différent pour terminer. Choisissez un prochain appui concret : boire un peu, vous reposer, ou parler à une personne. Si vous restez en difficulté, demander de l’aide garde toute sa place.