Apprendre à me connaître
Accueillir une émotion, repérer un besoin
Votre moment commence ici.
Vous pouvez garder les yeux ouverts, bouger, mettre en pause ou arrêter à tout moment. N’écoutez pas en conduisant.
Connectez-vous pour retrouver cette écoute ou la choisir à 1,99 €.
Le refuge d’Eva Durand.
Voix féminine synthétique validée par Eva · Piano « Almost in F », Kevin MacLeod · CC BY 4.0 · Volume ajusté, extraits et fondus.
Un petit pas,
à votre mesure.
- Se poser trois questions, sans les enregistrer ici : que ressens-je, de quoi ai-je besoin, quel petit geste est possible ?
- Distinguer une pensée (« je suis incapable ») d’un fait observable (« cette tâche m’a été difficile »).
- Si l’exercice remue trop, arrêter et en parler à un professionnel de santé.
À votre rythme.
Toujours.
Cette ressource de bien-être ne remplace pas un soin, une démarche de protection ni les secours. Le refuge n’est pas surveillé en temps réel.
Trouver une aide adaptée ↗« Quitter vite » arrête le son mais n’efface pas les traces de navigation.
Lire les paroles et les repères de cette méditation
Bienvenue dans l’univers d’Eva Durand, le refuge Everymo. Un moment de douceur, à votre rythme.
Bienvenue. Prenez une position qui vous convient, sans chercher la position parfaite. Gardez les yeux ouverts si vous préférez. À tout moment, vous pouvez arrêter ou revenir à ce qui vous entoure.
Regardez un objet proche de vous. Observez un détail simple, une ligne, une couleur. Laissez votre respiration tranquille.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas de vous analyser, ni de retrouver un souvenir douloureux. Il s’agit seulement de vous écouter un petit peu.
Si cela vous convient, posez-vous cette question : comment est ce moment pour moi ? Peut-être lourd, agité, vide, doux, ou confus. Peut-être que vous ne savez pas. Ne pas savoir est aussi une réponse.
Vous pouvez essayer de nommer une émotion. Une seule suffit. Il est possible aussi de ne rien nommer, et de rester avec un objet de la pièce.
Une émotion apporte une information. Elle n’est pas un ordre à suivre. Elle ne résume pas qui vous êtes.
Prenez maintenant le temps de vous demander : qu’est-ce qui compte pour moi, dans ce moment ? Être entendu. Me reposer. Me sentir respecté. Comprendre. Ou autre chose.
Vous pouvez arrêter le son quelques instants pour laisser venir votre réponse.
Il n’est pas nécessaire de raconter toute votre histoire. Vous pouvez simplement reconnaître : quelque chose en moi demande de l’attention.
Si cela devient inconfortable, revenez aux couleurs qui vous entourent. Sentez le soutien de la chaise si cela vous aide. Vous pouvez terminer ici.
Sinon, choisissez un petit geste en accord avec ce qui compte pour vous. Demander une précision. Prendre une pause. Dire que vous avez besoin de temps avant de répondre.
Regardez autour de vous une dernière fois. Vous pouvez vous connaître progressivement, sans vous enfermer dans une étiquette. Pour aujourd’hui, un petit repère suffit.
Les repères entre les pauses musicales
Nous allons prendre un peu plus de quinze minutes, en alternant ma voix et des temps de piano. Ces silences sont prévus. Vous pouvez les écouter, regarder autour de vous, ou arrêter avant la fin. Il n’y a rien à réussir. Choisissez une position qui vous laisse libre de bouger. Votre respiration peut garder son rythme habituel. Vous n’avez pas besoin de la rendre plus profonde. Si l’attention au corps vous gêne, gardez simplement un objet de la pièce comme point de repère.
Prenons le temps de retrouver quelques repères autour de vous. Sans vous obliger à regarder partout, choisissez une couleur, puis la forme d’un objet. Vous pouvez remarquer si la lumière est forte ou douce. Peut-être entendez-vous un son proche, puis un son plus lointain. Il n’est pas nécessaire de les aimer. Vous pouvez simplement constater qu’ils sont là. Pendant les prochaines notes de piano, laissez votre regard se poser où cela vous convient. Vous pouvez aussi changer de position.
Il arrive que des pensées continuent à défiler pendant une méditation. Cela ne veut pas dire que vous faites mal l’exercice. Vous n’avez pas à obtenir le vide dans votre tête. Si vous le souhaitez, remarquez seulement : une pensée est là. Puis retrouvez un son de piano, une couleur de la pièce, ou le contact d’un appui qui vous convient. Choisissez ce qui vous demande le moins d’effort. La musique va continuer quelques instants. Vous restez libre de poursuivre, ou de vous arrêter.
Pour apprendre à vous connaître, vous pouvez distinguer ce que vous observez de ce que vous imaginez. Par exemple : aujourd’hui, j’ai peu d’énergie. C’est une observation. Je serai toujours ainsi, c’est une pensée sur l’avenir. Vous n’avez pas besoin de lutter contre cette pensée. Vous pouvez revenir au fait présent, puis vous demander ce qui vous aiderait maintenant. Il est possible aussi que deux besoins coexistent, comme le besoin de lien et le besoin de solitude. Prenez le temps de les reconnaître, sans vous forcer à choisir immédiatement.
Nous pouvons maintenant laisser un peu d’espace à ce que vous ressentez, sans chercher à l’expliquer. Rien ne vous oblige à nommer une émotion. Vous pouvez simplement reconnaître : ce moment est comme il est. Si ce qui vient prend trop de place, revenez vers un objet visible et cherchez une présence humaine si vous en avez besoin. La méditation n’est pas une épreuve à supporter. Pour les prochains instants, vous pouvez rester avec le piano, ou écouter les sons de la pièce.
Peut-être qu’un besoin devient un peu plus clair. Un besoin de repos, de présence, de respect, ou de temps. Peut-être qu’aucune réponse ne vient encore. Cela peut attendre. Vous pouvez vous demander : quel geste serait assez petit pour être possible aujourd’hui ? Vous n’avez pas à le faire tout de suite. Il suffit, si vous le souhaitez, de garder cette possibilité à portée de vous. Nous allons laisser de nouveau un temps de musique. Vous pouvez respirer normalement, sans compter.
Nous nous rapprochons de la fin de cette séance. Avant de reprendre votre journée, observez simplement comment vous êtes installé. Vous pouvez regarder la pièce, bouger doucement les doigts, ou étirer les jambes si cela vous convient. Vous n’avez pas besoin de vous sentir différent pour terminer. Choisissez un prochain appui concret : boire un peu, vous reposer, ou parler à une personne. Si vous restez en difficulté, demander de l’aide garde toute sa place.